Grande Région: mon intervention lors de l’Assemblée plénière du 24 juin dernier

Région_Occitanie_Pyrénées-Méditerranée

A l’occasion du vote sur le futur nom de la Région qui s’est déroulée le 24 juin dernier, je vous invite à prendre connaissance de mon intervention lors de cette séance plénière afin d’expliquer mon abstention lors du vote.

Je m’exprime au nom des élus catalans Socialistes Républicains C. Pour prendre acte du vote de la consultation citoyenne même s’il ne correspond pas vraiment à nos attentes. C’était un engagement de votre part et vous le respectez et cela vous honore. C’était un acte courageux et ce n’est pas David Cameron, aujourd’hui, qui vous démentira. Mais ce choix, et c’est notre crainte, porte aussi en germe, non pas sur un choc de culture mais un choc identitaire. Une tentation de repli sur soi, qui serait mortifère pour notre territoire. Il faudra être vigilant pour apaiser tout cela.

Les catalans ont une histoire riche, qui leur a permis de s’étendre sur tout le bassin méditerranéen et même au-delà sur les rives de l’Afrique du Nord. Une culture millénaire, une identité forte, connue et reconnue bien au-delà de nos frontières régionales.

Vous connaissez les inquiétudes des habitants du pays catalans, en particulier les plus âgés qui sont aujourd’hui désorientés, désemparés, avec le sentiment d’une perte d’identité. Nous prenons acte de votre volonté de signer le nom de la région de Pyrénées-Méditerranée, nous enregistrons votre volonté forte de donner à la culture catalane les moyens d’assurer sa promotion et son rayonnement en créant un office public de la langue catalane, de revenir avec la mise en place du siège de l’Eurorégion à Perpignan. Mais il faudra continuer à convaincre, et je sais que vous saurez le faire.

Mais il faudra aller vite pour apaiser les craintes et rassurer les populations face à ceux qui comme à leur habitude ici ou au niveau national agitent les peurs.

Comme le disait Christian Bourquin, si nous sommes l’accent catalan de la République Française nous sommes aussi une identité forte, et culturellement très présente dans notre Grande Région.

Nous avons une histoire, une culture, mais nous avons aussi un avenir, un destin commun, qui nous restera à construire dans le cadre de la politique régionale que vous menez.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est l’avenir de notre Pays Catalan et non la réduction identitaire. Et là je m’adresse à nos amis catalans toute tendance politique confondue pour nous unir et nous rassembler.

Nous unir et nous rassembler pour faire émerger des projets de développement économiques.

Nous unir et nous rassembler pour faire émerger des projets de développement culturels.

C’est à cette condition et à cette condition seulement que le Pays Catalan pourra continuer d’avoir un avenir.